OM : plus d'autre choix que Kondogbia ?

Il n’y avait pas de sous-entendu. Pas de message codé ni de mise sous pression. Quand Roberto De Zerbi a évoqué Geoffrey Kondogbia après la victoire face à Montpellier, il l’a fait avec la sincérité brute qui le caractérise : " Kondogbia a fait des efforts malgré une quasi-absence à son poste. Ce serait formidable que le club prolonge son contrat ". Une déclaration qui a surpris, tant le sujet d’une prolongation semble prématuré : l’international centrafricain est déjà lié à l’OM jusqu’en 2027. Mais cette phrase résume bien la tendance actuelle : quoi qu’il en coûte, De Zerbi sait qu’il devra composer avec Kondogbia pour cette fin de saison.

casino barcelona 💰 Rejoignez l’univers casino barcelona avec 400 USDT de bonus gratuits dès aujourd’hui ! – casino barcelona 💰 💎 Rejoignez casino barcelona.fr, le casino crypto nouvelle génération en France. Bonus sans dépôt de 300 USDT et pack de bienvenue de 1000 USDT sur dépôt. Jouez avec style.

Et ce n’est pas une posture choisie, mais imposée. En défense centrale, les solutions tombent comme des dominos. Luiz Felipe Ramos peine à revenir à un niveau compétitif. Derek Cornelius, lui, n’a pas répondu aux attentes malgré quelques titularisations. Résultat : à l’approche des matchs décisifs, Kondogbia s’impose presque par défaut. Non pas parce qu’il a convaincu tout le monde, mais parce que l’OM n’a plus vraiment le luxe de douter.

Son bilan cette saison ? 24 apparitions sur 31 matchs, la plupart dans une défense à trois, avec un rôle axé sur la relance. C’est dans ce registre qu’il a su séduire De Zerbi. Son sang-froid balle au pied, sa capacité à casser les lignes par la passe, sa lecture dans les circuits de relance : autant d’atouts qui ont parfois masqué des fragilités plus criantes. Car dans la gestion de la profondeur, Kondogbia souffre. Et cela ne date pas d’hier.

L’exemple le plus parlant reste sa prestation contre Toulouse. L’attaquant Shavy Babicka s’est régalé dans son dos, l’aspirant systématiquement hors de sa zone pour mieux l’attaquer. Une faiblesse déjà vue auparavant, comme à Nantes, où Tino Kadewere s’étaient régalés dans les intervalles. Ce soir-là, si Kadewere avait été plus inspiré, le score aurait pu basculer négativement. Dans une défense à deux, sans couverture latérale ou troisième homme, les lacunes de Kondogbia sont exacerbées. Et le stress qui s’empare des supporters marseillais chaque fois que le bloc est pris de vitesse n’est pas un hasard.

Mais il faut aussi rendre à Kondogbia ce qui lui appartient. Sa performance contre Brest, au côté de Balerdi, a été solide. Plus concentré, plus sobre, il a même dominé dans les duels et s’est imposé dans les relances verticales. Ce genre de prestation, l’OM en aura cruellement besoin contre Lille, dont les armes offensives (David, Haraldsson, Fernandez-Pardo…) n’ont rien à envier à celles des précédents adversaires. La moindre erreur sera punie.

C’est peut-être là que se situe le vrai paradoxe de Kondogbia. Un joueur qui donne parfois le sentiment d’être un colosse aux pieds d’argile, mais dont la présence finit par rassurer… faute de mieux. L’ancien milieu reconverti défenseur n’est pas devenu un roc, mais il est aujourd’hui le pilier le plus fiable d’une défense affaiblie. Pas une solution idéale. Une nécessité.

En filigrane, ce constat dit aussi beaucoup de l’état général de l’effectif marseillais. L’OM se bat encore pour une qualification européenne, mais il doit le faire avec une ligne défensive bricolée, et un joueur repositionné qui cumule les minutes à un poste où il ne s’était jamais vraiment projeté. Le coaching de De Zerbi, lui, semble acter cette réalité : le salut passera par Kondogbia. Et ce, jusqu’à preuve du contraire.

Reste à espérer que cette forme de confiance, voire de dépendance, pousse le joueur à se sublimer. Parce qu’aujourd’hui, que cela plaise ou non, il n’y a plus d’autre choix que Kondogbia.