OM : Julien Laurens compare ce qui arrive à Roberto De Zerbi à l'OM avec son passage à Brighton
Julien Laurens est désormais la référence en France quand il s'agit de parler de foot anglais, tant il cartonne avec les "Drôles de Dames" sur RMC mais aussi de l'autre côté de la Manche, sur ESPN et dans son podcast "Gab and Juls". Forcément, il a un avis sur la situation de Roberto De Zerbi à Marseille, lui qui a vu la situation se détériorer la saison dernière à Brighton pour le technicien italien.
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L’effectif de l’OM commence à être touché par des blessures à droite à gauche. Est-ce que c’était le cas de Brighton la saison dernière ?
Julien Laurens : "Il y a eu plein de blessés, mais pas qu'en fin de saison. Surtout à partir de novembre si je me rappelle bien. Alors, ils jouaient la Ligue Europa aussi, et ils ont vraiment eu beaucoup de mal à gérer, De Zerbi, le club et les joueurs, les matchs jeudi-dimanche, dimanche-jeudi… Mais le truc avec les blessures, c’est que ce n’était pas vraiment le cas la saison d’avant. C’est pour ça que je suis un peu surpris que ce soit comme ça cette année à l’OM, parce que finalement, dans les premières saisons de De Zerbi, c’est très rare qu’il y ait autant de blessés. Donc je ne comprends pas trop."
On parlait en Angleterre de l’intensité qu’il réclamait à l’entraînement ?
J.L : "Oui, un peu. Mais encore une fois, la première saison, il n’y a pas de problème de ce côté-là. Est-ce qu’à un moment donné il n’a pas fait jouer toujours les mêmes joueurs à l’OM ? Si en plus ce sont des internationaux qui voyagent beaucoup… L’an dernier à Brighton, à cause des blessures, il n’avait pas pu faire tourner. C’est ce qui avait expliqué un petit peu la fin de saison galère. Parce que la Ligue Europa, bon, ils ont kiffé, ce n’était jamais arrivé, c’est normal qu’ils la jouent à fond. En championnat, en revanche, ils avaient beaucoup souffert. C’est un entraîneur super exigeant. Et si tu ne fais pas bien tourner, les corps peuvent en souffrir."
Quand on regarde ses équipes à Sassuolo, Brighton, l’OM, c’est souvent de supers joueurs au milieu, en attaque, moins en défense…
J.L : "Alors oui, mais si on regarde bien, il les a vraiment fait progresser. Avec De Zerbi, ces mecs ont passé un palier individuellement. Dunk, il devient international anglais à 30 piges, c’est grâce à lui. Estupiñán, il devient vraiment fort grâce à lui. Même Van Hecke, c’est lui qui lui fait passer un palier. Mais si tu prends les défenseurs de l’OM cette saison, j’en vois pas un qui a progressé dans ces proportions-là. On pourrait parler de Luis Henrique mais là, il replonge. Amir Murillo, oui. Mais à Brighton, tu voyais la différence pour tout le monde."
Son aventure à Brighton se termine mal, il est écarté avant la toute fin de saison. Le courant ne passait plus avec les joueurs ?
J.L : "Non, ce n’est pas ça. C’était avec la direction. En fait, dès qu’il a été contacté par United et par les plus gros clubs, il a commencé à faire de la communication. Je le trouve déjà un peu limite à l’OM… Au départ c’est très bien, il est charismatique, mais en deuxième partie de saison dernière, il est parti en vrille complètement. Alors que c’est un des clubs les mieux gérés, il avait toujours une insinuation à sortir : “si ça continue comme ça, ça sera sans moi…” Mais ton patron va lire ce que t’as dit ou il va regarder la télé, ce n’est pas possible de parler comme ça. Ça partait un peu dans tous les sens, mais parce qu’il avait envie de partir en fait, il avait fait le tour, il le disait haut et fort alors que tu te dois quand même d’essayer d’arrondir un peu les angles. Plus ça allait, moins il était sympa. Mais avec les joueurs, il n’y avait aucun problème. La plupart étaient même dégoûtés de le voir partir. Mais en même temps, il ne leur avait pas fait ce qu’il vient de faire à Marseille, en les empêchant de rentrer chez eux."
Tu penses que la situation peut empirer ?
J.L : "Le problème, c’est qu’il est têtu, à tous les niveaux. Pour peu qu’un joueur vienne le voir pour lui demander d’alléger une séance à deux jours d’un match, il est capable d’en rajouter encore plus. De la même façon, tactiquement, même contre des blocs bas cette saison, on est tous là à voir que ça ne fonctionne pas, et il continue à faire la même chose tout le temps. Ou alors il fait n’importe quoi, comme à la mi-temps à Reims, où les changements qu’il fait, ça n’a ni queue ni tête, il se perd complètement. Si tu m’avais demandé comment ça pouvait tourner cette saison, au début je t’aurais dit : à un moment il va peut-être se prendre la tête avec Longoria ou Benatia, parce que c’est dans sa nature vraiment, un peu comme un Tuchel. Mais jamais j’aurais pensé que tactiquement, il pouvait faire des trucs comme il a fait. Balerdi s’est blessé, et c’était fini. J’espère qu’il va se reprendre contre Toulouse, il est encore dans les temps, l’OM est toujours sur le podium."